Dans un comité de direction, le silence n’est jamais neutre. Il est parfois stratégique, parfois respectueux. Mais souvent, il est le signe d’une tension invisible.
Trop de leaders croient, à tort, que l’efficacité d’une instance se mesure à sa rapidité de décision. Mais que se passe-t-il quand les vraies questions ne sont plus posées ? Quand les non-dits deviennent structurels ? Quand le consensus devient un refuge plutôt qu’un cap ?
En apparence, tout semble fonctionner : chacun joue son rôle, les décisions sont prises, les indicateurs sont au vert. Pourtant, quelque chose se fige. On évite certains sujets. On contourne certaines personnes. On “fait avec”.
Ce silence organisationnel a un prix : démobilisation, cécité stratégique, érosion de la confiance.
Et ce coût ne se voit pas sur un tableau Excel.
Peu de désaccords exprimés en réunion
Retour d’expérience rare ou très formel
Irritation face aux questions “hors cadre”
Sensation de fatigue après chaque comité
Émergence de micro-conflits latents dans les équipes
Un comité de direction vivant, ce n’est pas un comité où l’on parle beaucoup. C’est un espace où l’on ose dire l’essentiel, au bon moment, à la bonne personne.
Cela demande un climat de sécurité psychologique, mais aussi un leadership ajusté : présent, lucide, non dominateur.
Poser une question en ouverture : “Quel est le sujet qu’on évite inconsciemment ?”
Nommer l’ambiance avant les chiffres : climat, énergie, tensions
Créer un rituel de parole libre : 3 minutes à la fin, sans compte-rendu
Le silence peut être une sagesse. Mais quand il devient un évitement collectif, il menace la clarté du cap.
Envie d’un regard extérieur sur votre dynamique de comité ? Parlons-en.