On attend des leaders qu’ils tranchent, arbitrent, tiennent.
Pas qu’ils doutent. Encore moins qu’ils le disent.
Et pourtant… ce sont souvent les dirigeants les plus lucides qui connaissent ces moments de bascule silencieuse, où la question s’impose, brute et nue :
“Est-ce que je suis encore à la bonne place ?”
Vous êtes compétent. Vous avez déjà traversé des crises.
Mais là, ce n’est pas une crise externe.
C’est un doute existentiel.
Il ne concerne pas ce que vous devez faire.
Il concerne ce que vous êtes en train de devenir.
Et ce doute-là ne se traite pas avec un benchmark.
Il appelle du silence, de la lucidité, du lien.
Une conscience élargie du pouvoir d’influence que vous exercez
Un besoin d’alignement entre les décisions et votre éthique subtile
Un questionnement sur votre héritage, au-delà des résultats
Une tension entre ce qui est stratégiquement juste… et ce qui est humainement vrai
Dans certains contextes, le doute est la seule réponse saine à l’absurde.
C’est un signe que quelque chose en vous refuse de fonctionner en mode automatique.
Et ça, c’est peut-être votre plus grande ressource.
Lui faire une place : prendre 45 min pour écrire ce que vous n’osez pas formuler
Le partager avec un tiers neutre : pas un collègue, pas un coach orienté “solution”, mais quelqu’un qui peut simplement écouter
Le ritualiser : relire une fois par mois vos grandes décisions récentes et noter : “est-ce que j’y crois encore ?”
Le doute ne vous retire pas votre légitimité.
Il l’humanise.
Et dans un monde en mutation, le doute bien accompagné peut devenir une boussole précieuse.
Vous ressentez ce doute mais n’avez jamais osé le nommer ?
Ce n’est pas un aveu de faiblesse. C’est un premier pas vers une clarté plus profonde.