Le recadrage fait partie des actes managériaux les plus sensibles voire challengeants. Trop direct, il casse la relation. Trop doux, il ne change rien. Pourtant, s'il est bien mené, un recadrage est un acte de clarté, de respect et de responsabilité. C'est également un acte de courage managérial.
Un bon recadrage commence par trois questions :
Une entrée simple suffit : « J’aimerais revenir sur… parce que cela a eu tel impact. Regardons ensemble ce qui s’est passé. » Une formulation factuelle réduit la défensive. Un démarrage brutal aura 90% de probabilité de faire échouer la conversation.
Le recadrage n’est jamais un monologue. Écouter permet souvent de comprendre l’origine du problème : surcharge, incompréhension, manque de cadre, maladresse… Une écoute active permettra de mieux comprendre (en reformulant ce que vous entendez) et de faire savoir au collaborateur que vous écoutez.
Direct mais non agressif : « Pour que cela fonctionne, j’ai besoin que… » La précision rassure. Préférez des phrases courtes avec des mots simples. Ne vous lancez pas dans un monologue qui donne une leçon pour éviter de passer à côté de votre objectif.
Un recadrage juste inclut de la co-responsabilité : « Voici ce que tu peux mettre en place, et voici comment je vais t’aider. » C’est ce qui transforme la tension en progression. Sans responsabilité, pas d'engagement. Sans suivi, pas de crédibilité. Restez vigilant et montrez à votre collaborateur que vous prenez cela sérieusement.
Un bon recadrage ne démotive pas. Il aligne, sécurise et remet de la cohérence dans la relation de travail. C'est un exercice difficile mais essentiel pour éviter les non-dits.
Pour développer vos compétences managériales, contactez Essomé dès aujourd'hui. Intervention possible partout en France, en présentiel ou à distance.