Tout comme la nature change constamment, les personnes sont aussi au milieu d’un perpétuel changement.
Arnold Mindell a commencé à développer ProcessWork dans les années 70 et 80.
La philosophie de base derrière ProcessWork est le Taoïsme : cette ancienne philosophie chinoise est tournée vers la prise de conscience et le fait de s’adapter au courant du changement permanent présent dans la nature.
Mindell a découvert que, même les aspects les plus statiques et difficiles de la vie (symptômes physiques, problèmes relationnels…), sont, au fond, des éléments appartenant à un flux expérientiel, et qu’ils détiennent un sens profond et un potentiel de sagesse.
Prenons un exemple : Un homme, normalement plutôt timide et manquant de confiance en soi. Imaginons qu’il a mal à la tête. Il peut prendre de l’aspirine. C’est une façon de faire que beaucoup d’entre nous aurait utilisée.
Une autre approche serait de lui demander comment est son expérience du mal de tête. Il pourrait dire qu’il se sent comme dans un étau. D’habitude, il se sent la victime de son mal de tête (ou de l’étau). Avec un peu d’encouragement à explorer, il pourrait aussi s’identifier avec l’énergie de l’étau. Quand il en fait l’expérience, il exprime physiquement l’énergie avec ses mains. Au moment où il le fait, il prend conscience, non seulement du fait qu’il n’est pas timide, mais qu’il a beaucoup de force en lui. À un niveau encore plus profond, il fait l’expérience que la force est une forme de certitude et de solidité. En d’autres termes, son symptôme n’est pas seulement un état statique et difficile mais c’est aussi un processus en cours de développement qui contient un message et sa propre sagesse.
Durant les années 70-80, Mindell a réalisé que, même si les méthodes et thérapies destinées aux individus, couples et familles étaient très utiles, elles n’étaient généralement pas suffisantes pour s’occuper des plus grands groupes sociaux et communautaires dans lesquels nous vivons.
Surtout lorsque nous nous trouvons dans des crises sociales, politiques ou culturelles. En d’autres termes, chaque individu, relation ou famille est connecté(e) à une communauté, une nation, un monde, avec ses différents niveaux de conflits, de défis et de beauté.
Un WorldWorker / facilitateur peut reconnaître et travailler avec les problématiques connues et affichées d’un groupe, tout en explorant, en même temps, les dimensions cachées ou moins connues de ce groupe (cet état onirique / du rêve qui suit le courant des eaux calmes ou troubles d’un océan d’expériences).
En suivant et en travaillant sur le processus du groupe, la sagesse peut émerger.
Il existe un potentiel de sagesse, de résolutions durables, de cohésion de groupe et de meilleure communauté, même dans les conflits qui semblent inextricables et figés.